Images mouvementées

Forum pour rêveurs fans de cinéma...
 
AccueilPortailGalerieS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Juin juin films 2013 :3

Aller en bas 
AuteurMessage
Anorya
Effraie les filles since 1983.
Effraie les filles since 1983.
avatar

Nombre de messages : 9077
Age : 35
Localisation : Into the french capitale-euh !
Date d'inscription : 21/10/2006

MessageSujet: Juin juin films 2013 :3   Dim 23 Juin - 21:31

Chaque jour que dieu fait (Paolo Virzi - 2012).
(sortie chez nous le 11 septembre 2013)




Guido est timide, réservé et instruit. Antonia est agitée, susceptible et fière de son ignorance. Lui est portier de nuit, il aime les langues anciennes et les saints tandis qu'elle, chanteuse en herbe, travaille pour une entreprise de location de voitures. Ils ne se voient que tôt le matin quand Guido revient de son travail et la réveille avec le petit déjeuner, et ils font l'amour chaque jour que Dieu fait. Une histoire d'amour amusante et romantique qui se déroule à Rome, avec des voisins rustres, joyeux et désespérés, deux familles aux origines totalement différentes. Un amour qui semble indestructible avant que l'obsession d'un bébé ne vienne déclencher des conséquences imprévisibles...




Voilà une sympathique comédie romantique italienne qui réserve aussi bien de courts mais touchants moments de tendresse avec des scènes de comédie parfois assez jouissives (la course dans l'hôpital des donneurs de sperme qui veulent être papa pour l'insémination artificielle alors qu'il n'y a qu'une seule cabine et qu'elle est au septième étage par exemple !) et dont les rares défauts seraient un certain manque d'essouflement vers la fin du film. L'axiome principal de l'oeuvre, c'est la relation entre ce couple étrange que constitue l'introverti Guido et l'extravertie Antonia. Les deux tournent autant à la justesse dans leurs rapports qu'à la caricature pouvant irriter quand rien n'évolue, ce qui est le cas dans la dernière demi-heure : De gentil garçon un brin intello, gauche et drôle du début, Guido en devient pénible et pédant tandis qu'Antonia finit par nous échapper un peu. On renoue un peu avec les grosses facilités même (oh un ex, oh ben j'irais chez lui en fait, non non ne me retrouve pas, je l'ai pas vu depuis 6 ans, il me traitait comme une conne et me battait mais il est là, trop cool, je vais aller chez lui hein... Wut ?  Shocked  ). Dommage mais à part ça, le reste du film constitue en soi une bonne petite surprise qu'il serait dommage de bouder, d'autant plus que la douce musique est signée par l'actrice jouant Antonia, à la base chanteuse, Thony (alias Federica Victoria Johanna Caiozzo --ce nom !). C'est très proche de Russian Red dans l'idée, de douces chansons folk qui font mon bonheur et j'espère, feront le vôtre (ou sans doute seulement celui de Profondo Rosso ? Musique maestro ! Par ici, ici et ).

4/6.



==========


Scarlet Road (Catherine Scott - 2011).
(Aucune date de sortie chez nous à ce jour pour l'instant, bon courage pour le voir...  Neutral )




Scarlet Road suit la vie et l'oeuvre extraordinaires d'une travailleuse du sexe, Rachel Wotton. Passionnée de liberté, elle défend avec acharnement le droit de tous à la sexualité et soutient activement les droits des travailleurs du sexe.  Elle s'est spécialisée dans les besoins particuliers d'une clientèle généralement délaissée, les personnes handicapées.




L'unique défaut qu'on pourrait trouver à ce documentaire engagé, intelligent et sincère, c'est qu'il soit malheureusement de parti-pris d'une certaine manière vu qu'il ne montrera jamais le visage ou les arguments des opposants aux travailleurs/ses du sexe qui témoignent ici. A ce que j'en ai entendu, le doc a provoqué certaines vagues là où il est déjà passé, d'ailleurs. 

Et dans le même temps, j'aurais presque tendance à penser que ce n'est pas rédhibitoire dans le sens où en plus de donner la parole à Wotton et son équipe de Touching Base, on a aussi pour la première fois celles des handicapés et de leurs parents, donc un avis direct et à chaud, surprenant et un peu déstabilisant, bien loin de toutes considérations le plus souvent plus théoriques que pratiques. Et c'est très fort, terriblement touchant et émouvant d'autant plus qu'il y a de quoi être assez admiratif du parcours de Rachel Wotton, de ses choix et de sa vie. Tout au plus regretterais-je du personnage un besoin de tout ramener à l'argent mais c'est là une considération plus capitaliste et fortement ancré dans une mentalité essentiellement américaine de self-made man (woman ici puisque c'est elle qui a crée l'entreprise) qu'autre chose ai-je l'impression. Je ne sais pas, pas l'impression qu'en France comparé en Amérique ou ici, Australie, on ramène forcément tout à des questions financières, cet aspect là m'a gêné parce qu'au delà de l'aspect social et humain de l'acte, on en revient à un échange de service monnayé somme toute qui déni un peu l'humanité. Pour le reste, c'est passionnant de bout en bout et j'ai même versé ma petite larme. Dans la fiction on avait l'excellent Hasta la vista, récemment il y avait le film The sessions (loupé), dans le documentaire dorénavant il y a Scarlet Road. Je recommande même si je comprends très bien que ça peut faire grincer des dents sur un sujet encore tabou.
6/6.



==========



Aya de Yopougon (Marguerite Abouet / Clement Oubrerie - 2013).
(Sortie salles le 17 juillet 2013).




Fin des années 1970, en Côte d’Ivoire à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan. C’est là que vit Aya, 19 ans, une jeune fille sérieuse qui préfère rester étudier à la maison plutôt que de sortir avec ses copines. Aya partage ses journées entre l’école, la famille et ses deux meilleures amies : Adjoua et Bintou, qui ne pensent qu’à aller gazer en douce à la nuit tombée dans les maquis. Les choses se gâtent lorsque qu’Adjoua se retrouve enceinte par mégarde. Que faire ?


Cette fois je ferais court. Aya... est une adaptation de la BD éponyme donc et qui dit adaptation dit fidélité ou non tout en étant soit dans un style personnel mais encore respectueux de l'état d'esprit ou bien pas du tout. Ici c'est trop fidèle et sans avoir trop lu les 6 tomes de cette saga (juste le premier), je vois bien qu'il y a plus une suite de sketch entre Aya et les différents protagonistes. En l'état c'est sympa pour les expressions assez amusantes, le vocabulaire (c'est un peu comme le québecois, ça demande un petit temps d'adaptation  :mrgreen: ), le graphisme visiblement respecté et... ça ne va pas plus loin. On passe d'un personnage à un autre sans qu'il n'y ait vraiment de rythme et on finit par s'ennuyer un peu poliment. On sourit un peu, on rit un peu. On a déjà oublié le film une semaine après. Sans doute aurait-il fallu proposer une autre histoire inédite pour le film ? Sans doute. Avec une vraie progression et un vrai fil rouge qui ne se disperse pas constamment de l'un à l'autre des protagonistes. Dommage.
2/6.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://anorya.deviantart.com/
 
Juin juin films 2013 :3
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Xivents (Paris - Juin 2013)
» Kung Fu Panda 2 - le 15 juin 2011
» Spectacle au Pin Galant
» Caribana Festival | 5 au 9 juin 2013 | Crans-près-Céligny
» 6eme salon du jouet " les grands z'enfants" les 15/16 juin 2013

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Images mouvementées :: Le Cinéma du forum !-
Sauter vers: