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 Février 2013.

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Anorya
Effraie les filles since 1983.
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MessageSujet: Février 2013.   Sam 9 Fév - 9:17

Vu que visiblement ce n'était pas encore fait, hopla. Surprised


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Bandslam (Todd Graff - 2009).


Bandslam (ou College rock stars dans son édition française avec une jaquette qui ne donne pas envie, merci M6) est une agréable petite surprise.
Pour résumer très simplement, c'est l'histoire d'un jeune garçon mal dans sa peau mais doté d'une grosse culture rock qui écrit chaque jour à David Bowie dont il est un grand fan, pour raconter ses désillusions quotidiennes. Un jour, il change une nouvelle fois de collège et là curieusement tout va s'enchaîner. Il est notamment remarqué par une nana qui cherche à monter un groupe de rock pour la finale de fin d'année où défilent de petits groupes amateurs plus ou moins doués. Et de petit groupe garage, notre cher Will va commencer à échafauder une troupe à la Arcade Fire (ou plutôt Bruce Springsteen et son E-Street band au vu du son) avec tous les membres.

Evidemment vous vous doutez que tout ne va pas se passer aussi facilement. Bref, si le film n'échappe pas à quelques travers scénaristiques propres au genres du film ado/rock band (je n'appelle pas ça une comédie musicale mais même si je sais que le genre existe et qu'il est très répendu aux states, le nom m'échappe), il sait néanmoins captiver en rebondissant sur les archétypes qu'il propose (l'ado à lunette boutonneux, le batteur ténébreux et cheveux mi-longs façon Trent Reznor dans le Nine inch nails des 90's, la fille supposément garce...) et en ne s'attardant pas sur eux mais sur l'idée de cohésion du groupe et de ses 3 personnages principaux. Une agréable petite surprise qui comporte en plus un peu de Nick Drake et Velvet Underground dans sa B.O, comment refuser ?
4,5/6.


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Piège mortel (Sidney Lumet - 1982).


Une curiosité assez jouissive ce Deathtrap, alias Piège mortel de l'ami Sidney Lumet.
En fait, contrairement aux titres plus connus du cinéaste comme Network, Un après midi de chien, 12 hommes en colère ou Serpico, je n'avais jamais eu connaissance de ce petit film construit comme une pièce de théâtre en plusieurs actes dans un même lieu et avec un nombre réduit d'acteurs (5 à tout casser). Et pour cause puisqu'apparemment le film se base sur une pièce d'Ira Levin (Rosemary's baby) où dans une sorte de huis-clos, tout ce petit monde va s'évertuer à faire tomber les masques pour littéralement s'entretuer.

Si Michael Caine assure avec charisme le rôle peu évident de maître de jeu vieillissant avec des répliques ironiques souvent assez drôles, j'ai apprécié aussi un Christopher Reeve déroutant et ambigü qui porte pas mal la seconde partie en jeune loup aux dents (très) longues. Enfin Dyan Cannon dans un rôle d'épouse naïve et malade est assez géniale aussi. Tous jouent leur partition très rodée et le film marche assez bien dans sa volonté de placer un retournement constant (un auteur vieillissant et éprouvé par la critique qui repère par exemple un de ses étudiants de séminaire qui curieusement aurait fait une pièce plus prometteuse et meilleure que ce dernier, notre auteur qui se demande du coup s'il ne pourrait pas récupérer le manuscrit et éliminer le jeune homme au passage en cachette sous les yeux horrifiés de son épouse, vous voyez le genre et en fait, tout ne se déroulera pas comme prévu bien sûr mais le film vous emmènera sur des pistes que vous n'aviez pas forcément prévues). Evidemment on peut sentir venir la fin au milieu du film (et effectivement ma prédiction s'est révélée juste) mais qu'importe, Piège mortel divertit vraiment et donne même envie de le revoir prochainement.
5/6


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Xtro (Harry Bromley Davenport - 1983)


Enlevé trois ans plus tôt par des extraterrestres, Sam Philips est de retour sur Terre. Bien décidé à retrouver sa femme Rachel et son fils Tony, l'homme met tout en œuvre pour les retrouver. Lorsque cela se produit, Sam est alors confronté à Joe, le nouveau compagnon de Rachel. Munis de pouvoirs surnaturels, Mr Philips a d'étranges projets pour le futur de cette famille.


Bon, alors lançons le débat, X-tro film misogyne ou pas ? gne

C'est vrai que les femmes dans ce film passent toutes un sale moment, sans doute bien plus que les hommes (encore que la première victime de l'extraterrestre est ce conducteur qui va s'en prendre --littéralement-- plein la gueule) et sans doute que ça participe amplement en grande partie au climat malsain de ce film, série B de SF aussi dérangeante et aussi forte qu'un Chromosome 3 (The brood) de David Cronenberg. Entre cette jeune fille qui se fait dès le début inséminer buccalement (?) par un extraterrestre (c'est filmé comme un viol au sens propre d'où malaise) et finira par accoucher d'un "homme" adulte (qui n'en est plus un et vient pourtant récupérer son gamin après avoir été enlevé mystérieusement dans une grande lumière blanche 3 ans plus tôt) et Maryam d'Abo, future James Bond girl de Tuer n'est pas jouer qui va se faire assommer dans un ascenseur pour finir par servir de... Hum, bon, je me tais mais ça donne une idée. Shocked


Pour couronner le tout, la mise en scène aborde une lumière crue et souvent coupante, des cadrages et situations parfois choc et des effets spéciaux assez bien foutus pour un petit film de SF de l'époque. Enfin, même si les actes de la créature extra-terrestre qu'est devenu le père sont plus que discutable, la mise en scène n'en fait jamais un être immonde mais quelqu'un qui cherche à survivre dans un environnement qu'il a oublié et qui l'a oublié (sa femme vit dorénavant avec un photographe possessif et jaloux) et veut avant tout récupérer son fils tout en cherchant à se faire pardonner son absence de sa femme dont on sent qu'il a encore un reste de sentiments. Tout en restant ambigü donc, Xtro fascine et ne démérite pas son statut de perle culte.
5/6.



Le film engendrera deux suites plus dispensables et plus faibles mais regardables quoiqu'assez mauvaise (je me souviens quand même de la fin du 2 après tout ce temps même si j'avais trouvé à l'époque que c'était une grosse copie d'Alien dans l'ensemble Neutral ).
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Anorya
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MessageSujet: Re: Février 2013.   Mer 20 Fév - 10:09

Le quatrième pouvoir (Dennis Gansel - 2012)



Paul Jensen, journaliste, quitte Berlin pour Moscou où un poste l’attend au sein d’un tabloïd russe. Là-bas, il va faire une rencontre surprenante, celle de Katja, une jeune moscovite qui lui propose de diriger une rubrique dans son propre magazine. Cette proposition va entraîner des événements étranges dans la vie de Paul. Accusé de complicité de terrorisme, il tombe dans un engrenage sans fin…



Dennis Gansel semble passionné par le thème du pouvoir qu'il me semble creuser tranquillement de film en film. La vague (pas vu, semble moyennement réussi apparemment mais je suis curieux quand même) déjà abordait ce thème en traitant du danger d'une autocratie qui résonnait comme un constat d'un passé dangereusement brûlant et toujours aussi tentant pour les apprentis dictateurs actuels et je suppose qu'on doit retrouver une idée de domination/soumission à une puissance établie (et plus proche du surnaturel) avec les femmes vampires de Nous sommes la nuit. Je tiens à noter d'ailleurs que le titre français "le quatrième pouvoir" est la traduction finalement assez littérale de son titre original, Die vierte macht qui peut tout autant signifier comme nous le découvrons dans le film, le pouvoir, la puissance, des médias tout comme celle des services secrets russes, tentaculaires, quasi-invisibles et pourtant bien là, à la censure d'une bonne partie des libertés. Mais comme je l'écris, les services secrets ne sont pas le thème principal du film et Gansel ne cherche pas tant à l'exploiter qu'à le faire entrer en résonnance avec l'histoire en en faisant une toile de fond... sacrément inquiétante.




Du coup, une fois dévoilé le thème central du film, aussi mince que celui de The ghost writer et pourtant aussi vital que celui-ci, à l'instar du film de Polanski, une paranoïa s'installe, avec des moments de tension parfois assez tendus (la fin) et si Gansel n'atteint pas encore l'Art de son maître (j'adore le film de Polanski), il réussit à installer une ambiance assez prenante avec presque rien. Très peu de scènes d'action ainsi dans le film (mais assez bien foutues) mais des regards, des sous-entendus qui en disent long et installent un malaise constant. Avec peu de moyens, le cinéaste adopte sur place un système D pour filmer à la sauvette en haute définition ces comédiens (ayant décrêté aux autorités comme il le dit dans le making-of, qu'ils filmaient une histoire d'amour !), s'introduisant parfois dans certains bâtiments quand les concierges et gardiens ont le dos tournés pour voler des plans quand ils ne reconstituent pas une partie de Moscou en Allemagne dans des quartiers de Berlin ayant gardé la froide architecture communiste. Le résultat est assez bluffant et témoigne d'un certain savoir-faire. Pas de doute, même s'ils ne signent pas un grand film, Gansel et son équipe sont assez doués au vu du résultat.


Si Moritz Bleibtreu m'a semblé un peu buté et possédant un jeu pas assez développé à mon goût et sans doute le fait que l'histoire suive plus ces pas qu'elle ne s'attache à retranscrire l'enquête sur laquelle son père et lui travaillaient, j'ai vraiment apprécié la présence du vétéran Rade Serbedzija (on le voit partout dans plein de seconds rôles de X-men le commencement à Eyes wide shut en passant par Batman Begins, c'est fou. Et on ne le reconnait pratiquement jamais tout de suite) ainsi que la belle Kasya Smutniak (d'origine polonaise) qui délivre les scènes les plus belles et touchantes, semblant porter l'âme russe du film sur ses épaules.


Au final, un film assez intéressant, recommandé et assez prenant pour l'ambiance qu'il met en place, sans doute pas si éloignée de ce qui peut sans doute se tramer en Russie même si le film indique se baser sur des faits fictifs. Sans doute pour mieux se protéger et dénoncer en parallèle le quotidien des journalistes dans l'actuelle Russie. Quelques menus défauts toutefois dont un sérieux manque de rythme qui rendent parfois le film pépère là où un peu plus de tension ne lui aurait pas fait défaut.

4/6.
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